Un monde meilleur, est-ce possible ?

Nous sommes lasses (et déprimées) de regarder le monde par le prisme de l’actualité qui nous apparaît comme une météo qui n’annonce que des tempêtes.

 

Chaque semaine semble apporter son lot de mauvaises nouvelles : catastrophes climatiques, tensions géopolitiques, crises économiques, remise en cause de droits que l’on croyait acquis, montée des extrêmes ou effritement du vivre ensemble. À force, il devient difficile de ne pas avoir le sentiment que quelque chose se dérègle.

 

Et de nous demander quand même : et si le monde allait mieux que ce que nous croyons ?

 

À notre époque, l’optimisme est vite suspect. Il passe parfois pour de la naïveté, voire pour une forme de déni. Comme s’il fallait choisir entre être lucide ou garder espoir.

 

Nous refusons ce choix. Car malgré les motifs d’inquiétude, nous continuons à penser qu’il y a du beau dans les êtres humains. Une capacité à s’entraider, à inventer, à réparer, à faire évoluer les choses. Et peut-être même à réorienter le cours de l’histoire lorsque celle-ci semble prendre une mauvaise direction.

 

À force de scruter les problèmes, nous oublions parfois de regarder ce qui fonctionne encore. Ce qui nous permet, malgré tout, de continuer à avancer. Les forces discrètes qui rendent les sociétés un peu plus humaines, les vies un peu plus longues, les individus un peu plus solidaires. 

 

Nous sommes donc allées voir du côté de celles et ceux qui consacrent leur vie à comprendre l’humanité et son évolution. Et nous avons découvert un point commun étonnant chez ces grands penseurs : aucun ne décrit un monde parfait, mais aucun ne le croit condamné non plus.

 

Tous nous invitent à déplacer légèrement notre regard. À reconnaître les menaces sans leur laisser toute la place. À nous rappeler que le progrès existe, que la coopération est réelle et que l’avenir n’est jamais complètement écrit.

 

De quoi nous donner quelques raisons d’espérer. Et peut-être, surtout, quelques pistes pour agir.

 

Anne et Charlotte, qui décident de changer de regard avant de changer le monde.

LA PENSÉE DU JOUR

TEST & NOLD

 

Ce que les grands humanistes contemporains, ces penseurs qui réfléchissent à la condition humaine, au progrès et à l’avenir des sociétés, voient et que nous ne voyons plus :

Le premier constat est celui du journaliste et historien Rutger Bregman. Dans son livre Humankind, il remet en question une idée profondément ancrée : celle selon laquelle l’être humain serait naturellement égoïste et animé avant tout par son intérêt personnel. Selon lui, notre histoire est au contraire largement celle de la coopération. Nous avons survécu moins parce que nous étions les plus forts que parce que nous savions nous entraider.

 

Autrement dit, la confiance n’est pas une faiblesse. C’est l’un des moteurs de notre évolution.

 

Le deuxième constat vient du médecin et statisticien Hans Rosling. Toute sa carrière a consisté à démontrer que nous nous trompons souvent sur l’état réel du monde. Nous le croyons plus pauvre, plus dangereux et plus désespéré qu’il ne l’est réellement. Pourquoi ? Parce que notre cerveau est programmé pour repérer les menaces et que les mauvaises nouvelles circulent beaucoup mieux que les bonnes.

 

Or lorsque l’on regarde les données, une autre histoire apparaît : des progrès considérables en matière de santé, d’éducation et de niveau de vie. Non pas partout, non pas pour tout le monde, mais suffisamment pour montrer qu’aucune fatalité n’est irréversible.

 

Enfin, le psychologue Steven Pinker défend une idée qui mérite d’être entendue à notre époque souvent tentée par le découragement : les immenses progrès réalisés par l’humanité ne sont pas arrivés par hasard. Ils découlent de la raison, de la science, du dialogue, de la démocratie, de l’éducation et de l’humanisme. Lorsque les sociétés choisissent la connaissance plutôt que le dogme, la coopération plutôt que la confrontation permanente, elles avancent.

Ce qui relie ces trois penseurs est finalement très simple. Ce n’est pas de l’optimisme mais de la lucidité sur nos capacités autant que sur nos difficultés. 

Lucides sur le fait que les êtres humains sont capables du pire, bien sûr, mais aussi du meilleur.

Lucides sur le fait que les avancées les plus importantes de l’histoire ont presque toujours commencé par une poignée de personnes persuadées que les choses pouvaient être améliorées.

Bref, ils nous invitent à remplacer le fatalisme par la responsabilité.

 

JUST NOLD IT

Comment rendre le monde meilleur… dès aujourd’hui ?

 

On pourrait croire que ces réflexions concernent les gouvernements, les grandes institutions ou les sommets internationaux. En réalité, elles commencent souvent à hauteur d’homme.

 

Chez Nold, nous sommes convaincues que la longévité n’est pas seulement une affaire d’années gagnées. C’est aussi une façon d’habiter le monde. Et si l’on regarde les recherches sur le bien vieillir, on retrouve des ingrédients étonnamment proches de ceux évoqués par nos humanistes.

 

Faire davantage confiance : pas aveuglément, bien sûr, mais accorder un crédit initial plutôt qu’une suspicion systématique. Dire oui avant de dire non, considérer que la plupart des gens essaient de bien faire. C’est justement comme ça que s’est créé BlaBlaCar, même si la publication des avis facilite la confiance.

 

S’intéresser aux faits avant de s’emballer : nous vivons dans une économie de l’indignation permanente. Avant de partager une information alarmante, de se laisser envahir par l’inquiétude ou de conclure que “tout va mal”, prendre quelques minutes pour vérifier, nuancer, remettre en perspective.

 

Cultiver les liens : aucun algorithme n’a encore trouvé mieux qu’un café partagé, un appel à un ami ou un repas de famille pour renforcer la cohésion humaine. Les grandes transformations collectives commencent souvent par de petites connexions individuelles. Et un sourire peut avoir un effet contagieux.

 

Transmettre : un conseil, une compétence, une expérience, un retour d’échec. Les personnes de plus de 50 ans possèdent une ressource rare : le recul. Dans un monde obsédé par la nouveauté, transmettre devient presque un acte de résistance.

 

Et surtout, continuer à croire que nos attitudes et nos actions comptent. Car c’est peut-être là la véritable leçon : le monde n’est pas transformé par l’espoir mais il est transformé par les gens qui se comportent et agissent comme si l’amélioration était encore possible.

 

Et nous avons cela, nous les Nolds : nous refusons la résignation, nous continuons à apprendre, nous créons du lien, nous nous rendons utiles, nous avançons.

POUR ALLER PLUS LOIN

Diffuser un peu de douceur avec nos mots

Voir ou revoir le film “HUMAN” de Yann Arthus-Bertrand

Rire un peu de l’actu en écoutant l’humoriste Camille Lavabre

Découvrir que l’espoir n’est pas une fuite d’après le philosophe Ernst Bloch

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