Le quoi ? Le padeule ? Non, le “padèle” ! Rassurez-vous : beaucoup n’en ont encore jamais entendu parler. Et pour ne rien arranger, on le confond souvent avec le stand up paddle – mais non, ici pas de planche ni de rame, juste une raquette et des vitres ! Aujourd’hui pourtant, les pistes sortent de terre partout, les agendas s’organisent autour d’un double du mardi soir, et même Djokovic a lâché à Wimbledon qu’ »au niveau des clubs, le tennis est en danger » tant padel (en Europe) et pickleball (aux US) grignotent des courts pour des raisons… de plaisir immédiat et d’économie d’espace. On peut caser trois pistes de padel sur la surface d’un court de tennis, faites le calcul.
Pourquoi ce raz‑de‑marée ? Parce que le padel baisse la barrière technique, multiplie les échanges et permet de socialiser comme peu d’autres sports. C’est 100 % en double, sur un terrain de 20 m × 10 m entouré de parois qui gardent la balle en jeu : on apprend vite, on transpire juste ce qu’il faut, on rit beaucoup. Et en France, l’essor est spectaculaire : environ 850 000 pratiquants estimés fin 2025, plus de 100 000 licenciés et près de 4 000 pistes.
Pour nous les Nolds, c’est le sport idéal après 45 ans : convivial, mixte, gratifiant dès la première heure, et compatible avec une vraie stratégie sport‑santé.
Anne et Charlotte, toujours à la pointe de la rame et de la raquette
TEST & NOLD
D’où ça vient ce padel ?
Le padel est né en 1969 à Acapulco, dans le jardin d’Enrique Corcuera, qui voulait adapter le tennis à un espace réduit. Sa femme Viviana rédige les premières règles. Dans les années 1970, le prince Alfonso de Hohenlohe importe le concept en Espagne, où il construit les premières pistes à Marbella. L’Argentin Julio Menditeguy fait de même en Amérique du Sud. En 1991, la Fédération internationale de padel (FIP) voit le jour à Madrid, et les règles s’uniformisent en 1997. En France, le padel est rattaché à la FFT en 2014. Aujourd’hui, la FIP revendique plus de 25 millions de pratiquants et l’Espagne dépasse les 20 000 pistes.
Comment ça se joue ?
Le padel se pratique exclusivement en double. Le terrain mesure 20 m sur 10 m, entouré de vitres et de grillage. La balle peut rebondir sur les parois après avoir touché le sol, ce qui prolonge les échanges et les rend spectaculaires. Le service se fait à la cuillère, sous la taille, en diagonale. Le comptage des points est identique au tennis (15-30-40, jeu, set, match). Cette dynamique rend le jeu plus accessible : moins de puissance, plus de stratégie et d’anticipation.
Qui joue ?
Historiquement, le padel a séduit d’abord les hommes, souvent des tennismen en quête de nouveauté. Mais la tendance évolue : les femmes s’y mettent, attirées par la convivialité, la dimension ludique et l’absence de contrainte physique excessive. Les clubs développent des créneaux mixtes et des tournois féminins, ce qui accélère la féminisation de la pratique.
JUST NOLD IT
Le padel, sport‑santé par excellence
Pourquoi le padel coche toutes les cases du bien-être après 45 ans ? Parce qu’il combine effort modéré, réactivité, et plaisir social (nickel pour nous les Nolds ;-)).
Ses bienfaits sont nombreux :
Cardio-métabolique : intensité modérée mais régulière, idéale pour renforcer le cœur, réduire la tension artérielle et optimiser le profil lipidique (en réduisant les mauvaises graisses et en augmentant les bonnes). Deux à trois séances par semaine suffisent pour des effets mesurables (encore heureux que ça suffise, c’est énorme !).
Musculo-squelettique : les déplacements latéraux renforcent les muscles stabilisateurs, améliorent l’équilibre et contribuent à la prévention des chutes. Les impacts légers stimulent la densité osseuse sans surcharge.
Agilité et coordination : anticipation des rebonds, ajustements rapides et travail œil-main entretiennent la motricité fine et la vitesse de réaction.
Cerveau & cognition : prise de décision en binôme, stratégie et adaptation permanente stimulent les fonctions exécutives et la mémoire.
Lien social & plaisir : format 100 % double, échanges rapides, ambiance ludique : autant de facteurs qui favorisent l’adhérence à long terme et réduisent le risque d’abandon.
Attention aux risques : tendinopathies (coude, épaule), entorses (cheville, genou) et douleurs lombaires sont fréquentes. La parade ? Progressivité, échauffement ciblé (mobilité, fentes latérales, élastiques), renforcement musculaire, cours techniques pour apprivoiser les vitres, et chaussures adaptées. Avec ces précautions, le padel devient un allié durable pour votre santé.
Comment débuter (version Nold)
Se fixer un objectif sur 8 semaines : commencer par une séance par semaine, puis 2, etc. Intercalez 1 séance de renfo 30′ et 1 marche rapide 45′.
S’offrir un cours : 2–3 heures de technique au démarrage pour apprivoiser vitres et placements ; vous gagnerez du temps (et économiserez vos tendons).
POUR ALLER PLUS LOIN
Regarder « Beyond the Glass » une série documentaire en cinq épisodes consacrée à Alix Collombon, numéro 1 française


