Qu’est ce que cela veut dire exactement ? Nous sommes bien là, notre corps, nos bras, nos jambes… et pourtant notre tête a tendance à être ailleurs : en train de dîner au restaurant avec des collègues tout en pensant à notre sortie du week-end, en train de lire un livre tout en pensant à notre prochain rendez-vous professionnel, en train de passer du temps avec notre famille tout en pensant à l’interminable to do list, symptôme de notre charge mentale si pesante… comme un perpétuel décalage corps / esprit.
Comment faire pour re-synchroniser tout ça, s’écouter et tenter de répondre à nos besoins profonds ?
Avec tout l’enthousiasme du nold, nous avons testé des exercices de méditation en pleine conscience. On ne peut pas vraiment parler de pratique régulière (oui, on est débordées, surchargées, dépassées), mais nous y avons trouvé des solutions pour tenter d’être plus alignées (comme le programme Mindfulness-Based Stress Reduction) C’est ce que nous vous livrons aujourd’hui dans cet article.
Anne et Charlotte, ici et ailleurs mais qui se soignent
L’EXPERT NOLD APPROVED
Notre route a croisé celle de Mathilde, une des voix de Petit Bambou, qui depuis quelques années parcourt ce chemin vertueux vers l’alignement de soi. Au-delà de la vision de la méditation comme traitement, elle l’utilise dans une approche globale, comme un formidable outil au quotidien.
Voici son message aux Nolders pressés et stressés que nous sommes :
« Méditer, ce n’est pas pour moi. J’ai déjà testé, je n’arrive jamais à arrêter le flux de mes pensées. »
S’il suffisait de fermer les yeux et de s’immobiliser 5, 10 ou 30 min pour faire disparaître nos pensées les plus tenaces ou nos angoisses les plus insistantes, on le saurait !
Nous, adultes normalement constitués, avons près de 6 200 pensées par jour (Queens University, 2022). Il ne s’agit donc pas de les éliminer mais plutôt d’en diminuer la place et l’importance. Méditer, c’est réaliser que nous sommes régulièrement perdus dans nos pensées, pour être plus apaisés, attentifs et plus conscients dans notre vie.
Comment fait-on ?
On commence par se reconnecter aux sensations du corps. En revenant à la respiration, on est moins dans sa tête. Il ne s’agit surtout pas de se mettre la pression « pour y arriver ». Arriver à quoi, au fait ? Il n’y a rien à obtenir, rien à atteindre. Pour méditer, on n’a besoin de rien. Rien d’autre que d’être là !
Comment s’y mettre ?
Contrairement aux idées reçues, on peut méditer autrement qu’en restant immobile, sans bouger ni se gratter le nez (qui, bien sûr, nous chatouille juste à ce moment-là !).
Pour commencer, intégrez dans vos journées des micro pauses pour sentir votre respiration, pour vous reconnecter à vos sensations corporelles : en marchant, prenez conscience du mouvement de la marche à chaque pas, en faisant la queue à la boulangerie ressentez le poids de votre corps sur le sol, en mangeant n’avalez pas machinalement et soyez attentif au goût et à la texture des aliments.
Ces pauses de quelques minutes peuvent être facilement intégrées à nos vies à 100 à l’heure et nous apprennent petit à petit à nous calmer, à respirer et à ralentir.
Je vous propose quelques méditations courtes (5 à 7 minutes) pour vous accompagner pendant vos journées de travail. A vous de créer cette routine bien-être en prenant régulièrement le temps… que vous n’avez pas, c’est là tout le défi ! A écouter autant de fois que vous le voulez !
Une méditation pour se ressourcer ici
Une méditation avant une discussion ici
Une méditation pour retrouver le calme après un moment difficile ici
Une méditation pour bien démarrer la semaine ici
Une méditation pour surfer sur les émotions ici
LE TEST AND NOLD D'ANNE
Ça y est ; c’est le grand jour, je vais devenir une grande méditante devant l’éternel.
Tout est prêt, la lumière est baissée, les coussins du canapé redressés, le calme est fait autour de moi.
Je m’installe sur le bord du canapé, pas avachie (oh non, surtout pas), bien ancrée sur mes ischions (c’est bien ça professeur ?), les pieds posés au sol (souples les chevilles), les mains sur les genoux…
Je ferme les yeux, et utilise la technique du comptage, pour éviter que mon cerveau ne dérive trop. J’inspire et à 1 j’expire, j’inspire et à 2 j’expire, et ainsi de suite jusqu’à 10 puis je redescends en sens inverse. Ah mince, je suis à 22, qu’est-ce que je fous là, moi. Mais j’ai pas oublié de payer la facture d’électricité ? Allez, 9 j’expire, j’inspire, 8 j’expire, j’étais pas à 5, déjà. Non, mais c’est un peu long quand même. Il a dit quoi, le prof ? Laissez passer les nuages dans votre cerveau, ils ne vous atteignent pas. C’est fou ce que ça donne faim cette pause. Et puis j’ai mal au dos, je ne m’en étais pas rendue compte que j’avais mal au dos mais avec cette immobilité, là !!! C’est qui, ça ? Le chat ? Dégage, le chat, tu ne vois pas que je médite ? Bon, c’est pas fini ces 5 minutes, c’est quand la cloche ? Et puis ça donne faim tout ça ?
Ça c’était au début. Aujourd’hui objectivement, je trouve que ça fait un bien fou. Je ne sais pas pourquoi je n’arrive pas à m’y tenir car les quelques fois où j’ai pratiqué plusieurs jours d’affilée, j’ai ressenti un véritable recentrage, une qualité d’être et d’écoute bien supérieure, un calme bien plus grand.Allez, tiens, je vais l’inscrire dans l’agenda, 3 fois par jour, pour bénéficier de tous les bienfaits totalement documentés et reconnus.
Courage à vous, c’est comme faire du sport, ça peut être ennuyeux de s’y mettre mais après on se sent vraiment mieux. Entre méditation et cohérence cardiaque, vous trouverez sûrement votre propre technique.
POUR ALLER PLUS LOIN
Ecouter la conférence de Martial Vidaud pour en savoir plus et s’initier à la pleine conscience


